Interview de Jean-Pierre Gaucher
Président de Syntec Etudes et Conseil
« Restez ouverts et n’hésitez pas à vous lancer ! »
Un recrutement difficile ? Un problème de management des équipes ? Un plan de communication à mettre en place ? Un nouveau produit à lancer ? Dans toutes ces situations, les entreprises peuvent appeler des consultants à la rescousse. Leur métier : conseiller sur les enjeux qui donnent du fil à retordre aux patrons comme aux salariés.
Exercer une fonction dans le conseil, c’est la garantie de travailler avec des profils très variés, d’avoir chaque jour un nouveau défi à relever, de se tenir informé sur des sujets divers, d’apporter aux clients des solutions dont ils ont besoin. « C’est une richesse intellectuelle constante », explique Jean-Pierre Gaucher, président de Syntec Etudes Marketing et Opinion.
Les métiers du conseil sont répartis en cinq domaines, chacun représentant une branche de Syntec Conseil : Management ; Etudes marketing et opinion ; Recrutement ; Relations publiques ; Evolution professionnelle. Accompagner des entreprises dans la mise en place de plans de formation, les aider à recruter les profils qu’elles recherchent, analyser la meilleure façon de présenter une information au public, ou encore suivre les salariés dans leur évolution de carrière, telles sont, entre autres, les différentes facettes des métiers du conseil.
Des métiers d’avenir
« Restez ouverts et n’hésitez pas à vous lancer ! », recommande Jean-Pierre Gaucher aux candidats intéressés par le secteur. Car si les perspectives de recrutement ont légèrement ralenti en 2009, les prévisions à long terme sont plus optimistes. En effet, les entreprises font de plus en plus appel à des cabinets pour résoudre leurs problématiques, conscientes du bénéfice d’avoir un point de vue extérieur sur ces questions. D’ailleurs, « ces dix dernières années, ces métiers ont explosé, aussi bien du côté des recrutements qu’au niveau de l’attractivité qu’ils exercent sur les jeunes diplômés ».
Quelle formation ?
« Une grande majorité des salariés du secteur provient de grandes écoles de commerce ou d’instituts d’études politiques, mais il s’ouvre de plus en plus aux étudiants d’universités par exemple. » Toutefois si certaines compétences sont indispensables pour réussir dans le conseil, en particulier dans les domaines les plus techniques comme les études marketing, c’est avant tout un savoir-être que les recruteurs recherchent. Curiosité, capacités d’écoute et de synthèse, réactivité… Les consultants doivent avoir envie d’en apprendre toujours plus sur les clients et leurs enjeux et être capables de leur proposer des solutions appropriées. Une bonne compréhension du monde économique et social est donc indispensable.
Comme l’explique Jean-Pierre Gaucher, « le conseil se nourrit énormément de la variété des expériences et des formations, c’est la raison pour laquelle on peut diversifier les origines de recrutement ». La seule réelle exigence, c’est un niveau bac + 5 minimum. Certes, il peut arriver qu’après plusieurs années d’expérience, un technicien embrasse le métier de consultant en guise de seconde carrière… Mais il devra alors faire ses preuves, bien plus qu’un titulaire de master, même junior.
Quelle évolution ?
« Passer d’une activité à l’autre est toujours envisageable », souligne Jean-Pierre Gaucher. Un vrai remède contre l’ennui : un consultant en management qui se lasserait des problématiques qu’il rencontre au jour le jour pourrait assez aisément passer aux ressources humaines, et vice-versa. Les passerelles sont nombreuses et les contraintes pour les franchir relativement réduites.
« Si l’on veut rester dans son domaine, alors c’est par le management qu’on peut évoluer. » Prendre la responsabilité d’une équipe, accéder à des postes avec davantage de responsabilités et, pourquoi pas, devenir au final associé dans un cabinet… Mais évoluer ne veut pas forcément dire monter en grade. Tout en restant au même niveau, il est possible de se voir confier des missions de plus en plus importantes, des clients de plus en plus exigeants, des problèmes de plus en plus complexes. Il s’agit alors plus d’une question d’ancienneté et d’expertise que de niveau hiérarchique.
Sans oublier que le conseil offre de solides bases pour intégrer ensuite une entreprise, puisque toutes les compétences nécessaires peuvent être acquises après quelques années d’expérience en cabinet. Nombreux sont ainsi les consultants qui deviennent par exemple directeurs des ressources humaines ou managers chez d’anciens clients.
