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- Résultats de l'enquête L'Expansion - placeOjeunes (4/6)
Grande enquête nationale L’Expansion – placeOjeunes (4/6)
Premier emploi : les jeunes diplômés inquiets sur leur avenir
65 % des personnes interrogées ne sont pas optimistes quant à la réussite de leurs démarches pour l’obtention de leur premier emploi.
Les étudiants et jeunes diplômés (dont 37,7 % issus d’écoles de commerce et 26 % d’écoles d’ingénieur) estiment, à plus de 23 %, ne trouver leur premier emploi qu’au bout de 6 mois. 12,2 % pensent trouver en 1 mois et 16,9 % en 2 mois.
Ces chiffres montrent que leur confiance en l’avenir prend l’eau. En effet, on se souvient que les indicateurs 2008 sur l’insertion des jeunes diplômés des grandes écoles relevés par la Conférence des grandes écoles montraient de très bons résultats en termes d’emploi pour ces derniers (plus de 80 % de la promotion 2007 ont trouvé un emploi en moins de 2 mois après l’obtention de leur diplôme). La conjoncture actuelle engage les étudiants et jeunes diplômés vers la remise en question d’un grand nombre de leurs critères, voire même, à évaluer à la baisse leurs exigences en matière d’emploi.
Les jeunes se tournent vers leur réseau personnel pour chercher un premier emploi
Un comportement qui montre l’inquiétude des jeunes est que le réseau personnel apparaît en première position (40 % des réponses) comme moyen le plus efficace pour trouver un premier emploi. Or, depuis quelques années, Internet, et en particulier l’Intranet des étudiants, s’est imposé comme vecteur privilégié de recherche et d’obtention d’un stage ou d’un emploi. Les résultats placent ici Internet en deuxième position (30 %).
Le retour à des pratiques plus « rassurantes » laisse supposer que les jeunes comptent beaucoup sur des critères subjectifs pour trouver un emploi : la famille, les amis qui pourraient donner un « coup de pouce »…, plutôt que sur leurs propres ressources (compétences, formation, niveau d’études, etc.).
Faire des concessions ? Oui mais pas sur tout
Les répondants envisagent, à 56 %, d’accepter un salaire plus bas que celui qui est habituellement proposé pour leur profil. Aussi, ils sont 42 % à s’imaginer prolonger leurs études d’un an.
Et, même si la tendance est moins nette, ils restent majoritairement disposés à changer de métier (52 %).
Enfin, les trois quarts des étudiants et jeunes diplômés pensent à élargir leurs recherches à l’international pour des VIE, stage ou premier emploi.
Comme on le voit, les remises en questions sont nombreuses, sauf sur un point qui résiste : le niveau de qualification des postes qui leurs sont proposés par les recruteurs. Là , ils sont plus de 60 % à ne pas envisager de dire oui à un poste possédant un niveau de qualification nettement inférieur à leur profil.
| Oui | Non | |
| Au vu du contexte économique actuel, envisageriez-vous d'accepter un salaire nettement inférieur à ceux habituellement proposés pour votre profil ? | 56,2 % | 43,8 % |
| Au vu du contexte économique actuel, envisageriez-vous de prolonger vos études d'une année ou plus, en attendant que le marché du travail soit plus favorable ? | 42,1 % | 57,9 % |
| Au vu du contexte économique actuel, seriez-vous prêt à changer de métier ? | 52,7 % | 47,3 % |
| Au vu du contexte économique actuel, envisageriez-vous d'accepter une qualification nettement inférieure à celle habituellement proposée pour votre profil ? | 37,2 % | 62,8 % |
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| L'Expansion n°740 - Avril 2009 (PDF - 42 Ko) |

